J’ai eu cette année quelques expériences de voyager seule. Dans 2 grandes villes, Cap Town et Jakarta et à la campagne à Vic Falls. Cela suppose une certaine organisation et parfois des déconvenues. Trouver son hôtel, pas trop loin du centre quand on est pédibus, par exemple. Entre les photos sur Internet, le descriptif et la réalité, la différence peut être importante. Si à Cap Town, l’hôtel s’est avéré loin du centre, à Jakarta, je suis revenue à l’Ibis pour retrouver des normes occidentales. A Vic Falls, pas trop de surprises. Dans les villes on ne rencontre personne, en revanche à Vic Falls, j’ai rencontré d’autres voyageurs. Le plus difficile, c’est de ne pas pouvoir raconter sa journée, ses impressions à quelqu’un. C’est le journal de bord qui y a droit, mais c’est un peu frustrant. Internet ou les SMS réussissent à réduire ce problème. J’ai remarqué qu’on fait moins de choses seule, il faut déjà du temps pour s’organiser, réserver, on n’a pas forcément la place quand on le souhaite, pour aller sur une île ou autre. On s’astreint à une plus grande vigilance, étant seule, ses papiers, argent...On se recrée également une petite routine, faire ses courses au supermarché, lire les guides, journal de bord, ranger ses petites affaires, rester reliée avec le monde. C’est pas facile tous les jours, ce n’est pas une découverte. Choisir son programme, se rendre compte que finalement ce qu’on avait prévu, n’est pas trop réalisable, trop loin notamment, c’est souvent le cas. En dehors du pays, on imagine les distances sur les cartes, mais à chaque fois, même si cela me semblait faisable, j’ai renoncé à plusieurs projets. On voyage différemment, on est plus lent, mais on a le temps de lire le journal local, on s’imprègne davantage de la ville, on est moins de passage, au pas de course entre 2 visites, 2 étapes. Si d’autres demandent ce qu’on a fait, en quantité, c’est moins important, ce n’est pas forcément plus qualitatif, c’est à un autre rythme. On utilise beaucoup plus les taxis qu’en voyage organisé. On a beaucoup plus conscience du poids de notre bagage, surtout quand un sens aigu de l’orientation nous fait défaut et que les indications sur Internet étaient trop vagues ! La fois suivante, on essaie de voyager plus léger, mais quand on porte son sac il est toujours trop lourd. Quand on est déçu, on ne peut s’en prendre qu’à soi même, donc on apprend pour la fois suivante. Mais après, malgré les aléas, je suis satisfaite, c’est toujours enrichissant, on est souvent loin des clichés cartes postales, car souvent en organisé les TO s’arrangent à ne montrer que les vitrines et non ce qu’il y a autour. Mais nous, tous seuls, on ne sait pas ce qu’il faut éviter. Du reste, comment éviter les ordures omniprésentes à Jakarta ? Allez trêve de blague, on s’enrichit, quel que soit notre voyage, mais parfois le bénéfice n’est pas immédiat, il est ressenti après coup. Ah, si, pour se prouver qu’on est capable de le faire, chacun à son échelle, bien sûr. Bon, pour finir, ça n’empêche pas d’avoir ses coups de blues, mais qu’est ce que je fous là, toute seule comme une cruche avec personne avec qui partager. Style, dans le bus de retour de Vic Falls, aux alentours de Katima, & si c’était le dernier coucher de soleil namibien que je voyais ? Ah les lumières africaines, toujours inoubliables sont ma petite madeleine, rien que d’y pense j’en ai envie...
Allez j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !
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