Mercredi 16 avril 2008

Trouver un pot de NUTELLA (y en a même qui rapportent d’Europe l’édition collector de 1 kg, si, si c’est vrai !), des bonbons HARIBO (les nounours de couleurs), du shampoing ELSEVE, le rose celui qui donne des cheveux soyeux comme du cashmere, si si c’est écrit dessus, au supermarché même si c’est plus cher c’est le luxe et ça fait plaisir.

Boire une bouteille de champagne Laurent Perrier rapporté par un européen.

Manger du reblochon, du saucisson qui a fait 10 000 Km, c’est bon !

Lire ELLE au FNCC c’est sympa ! Voir pendant un film les rues et les cafés de Paris, de lire les programmes de la rentrée théâtrale sur Le Point, rend nostalgique des pièces qu’on va manquer.

Etre super contente d’avoir pensé à prendre son stock de thé MARIAGES FRERES, car là franchement l’offre n’est pas terrible…Retrouver avec délice une tablette de chocolat MARCOLINI made in Bruxelles ça vire en apothéose

Ca fait bizarre de se dire que pendant qu’on est en lunettes de soleil (indispensable sous les tropiques) d’autres se pèlent et sont dans l’humidité des trottoirs parisiens et leurs embouteillages indossociables !

N’avoir que sa garde robe de plage et d’été c’est cool…

Ne pas avoir de patron sur le poil c’est bien aussi…

Ne pas être dans les embouteillages, ne pas entendre les klaxons dès potron-minet…

Ne pas être dans le métro…

Manger du foie gras en plein Kalahari après avoir vu des lions c’est pas mal aussi

Compter les espèces d’oiseaux rencontrées au cours d’un voyage, c’est une bonne occupation.

Mater et retravailler les photos faites les jours précédents.

Se trouver dans des endroits magnifiques et encore sauvages, se dire c’est bien j’en profite, c’est pas trop abîmé par le tourisme de masse…Jouer les égoïstes en somme !

Rouler les cheveux au vent dans la LAND ROVER et se dire c’est cool je suis en vacances prolongées

Culpabiliser parfois et se dire mince, qu’est ce que je fais ou ne fais pas plutôt, je ne suis pas très productive…alors qu’il y en a plein qui sont restés pour trimer…

Admirer le coucher de soleil et ses magnifiques dégradés de couleur (oui je sais vous êtes en train de penser, mais elle croit quoi qu’on n’en a pas nous aussi des couchers de soleil et des arcs en ciel ?) Si mais pas en ce moment sauf si vous êtes aussi en train de vous dorer la pilule à Papeete…

Suivre de loin la campagne présidentielle, qui va l’emporter ?

Bref pour quelque temps avoir choisi une autre vie et parfois avoir du mal à réaliser ce fait.

Vouloir faire plein de choses et que des biens, en profiter, essayer de refuser ce qui est moche…

 

Allez, j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

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Mardi 8 avril 2008

La détaxe à la douane en revenant du Cap en Afrique du Sud fut un peu longue, j’avais « oublié » de garder avec moi les objets achetés… Et j’ai du subir la mauvaise humeur d’un des chauffeurs qui pestait dans son coffre pour récupérer mon sac bien entendu tout au fond…Après cette attente et cette paperasse, c’est au tour du renouvellement de visa… de prendre du temps. Je suis sortie du bus dans les premiers et commence à faire la queue pour présenter le passeport et la feuille de police. J’avais obtenu un visa touriste de 3 mois en arrivant en décembre, et ce dernier arrive bientôt à échéance, théoriquement il n’est pas possible d’avoir davantage par année civile, mais cela dépend de la bonne volonté de la personne que l’on a en face de soi. Ici en l’occurrence ce sont des femmes, bizarrement c’est souvent plus facile avec les hommes…Il est 2h du mat’. Je présente mon passeport et ma feuille avec la demande de 3 mois supplémentaires. Et là ça commence mal, elle me demande pourquoi je veux 3 mois, que je l’ai déjà eu, que ce n’est pas possible. Je m’explique comme je peux, je me justifie, non je ne travaille pas au noir, je suis une touriste venue voir son ami, je ne travaille pas avec lui en douce. Rien n’y fait, elle ne veut rien savoir et m’envoie dans un bureau derrière avec une autre employée. Je m’assieds sur un siège et elle rebelote pour les mêmes questions accusatrices, et je suis à nouveau obligée de me défendre, j’essaie de ne pas me démonter et de tenir bon, enfin en même temps, comme elle ne cède pas, je commence à me sentir pas très à l’aise, car selon ses calculs je n’ai plus droit qu’à 6 jours dans le pays…Après un certain temps elle finit par m’envoyer dans un autre bureau dans un autre bâtiment avec cette fois-ci un homme. A nouveau les mêmes accusations, interrogations et justifications de ma part…Parlementer en anglais à 3h du mat’ n’est vraiment pas des plus agréables comme situation. J’ai trop de tampons sur mon passeport me disent- ils. En effet, ces 3 dernières années, je suis venue en Namibie 4 fois, plus l’Afrique du Sud et le Bostwana, donc cela donne un certain nombre d’entrées/sorties…Je suis pourtant une touriste de longue durée qui apporte des devises dans le pays. J’ai remarqué que ces fonctionnaires se sentent tous investis d’un pouvoir, d’une autorité et entendent l’utiliser. Il est possible qu’il y ait des abus mais tout de même. J’ai dû fournir moult détails sur le travail de mon ami, nommer sa société, le nombre de personnes qui y travaillent, leur nationalité, assurer que j’avais un billet de retour (que je n’avais malheureusement pas sur moi), la compagnie, la date pour finir par être renvoyée au bureau initial. De retour avec ma première employée, je ne sais toujours pas si elle va me donner à nouveau un visa et pour de combien de temps. Il y a également 3 allemands qui ont eu maille à partir avec également avec un renouvellement de visa mais qui ont finalement obtenu gain de cause et repartent avec leurs 3 mois. Je n’ai pas cette chance puisque je m’aperçois qu’elle ne m’a accordé que 2,5 mois, c’est-à-dire jusqu’à la date de retour de mon billet d’avion le 15 juin. C’est mieux que les 6 jours du départ ! Ce fut épique, cela a duré plus de 45 minutes rien que pour le visa, plus l’attente à la douane, il est 3h00 largement passé quand enfin on repart. Je suis arrivée dans le bus où les passagers commençaient à s’impatienter. J’étais assez stressée, furieuse d’avoir dû rester calme et d’avoir dû subir cet interrogatoire, à la merci du bon vouloir de ces employés d’un poste frontière perdu en rase campagne. Je mettrai un long moment avant de recouvrer mon calme. J’apprendrai après à mon retour, qu’à ce poste là ils sont coriaces, car il y a beaucoup de personnes qui font la navette et que leur suspicion est justifiée…

 

Allez, j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

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Mardi 1 avril 2008

Trouver un appart’ à Windhoek, pourrait sembler plus simple qu’à Paris. Eh bien, pas tant que ça. En janvier, une cargaison d’expats’ est arrivée pour travailler dans les télécoms locaux. Ils ont raflé les biens meublés et de petites surfaces, 2/3 pièces...Il faut savoir que la ville est assez étendue, avec des grands quartiers plus ou moins fréquentables. Pour ma part, je n’ai pas de voiture, on élimine donc les quartiers trop éloignés du centre. Le budget pour un deux pièces s’élève à + de 300 €. La visite par une agence est déprimante : un trois pièces dans une tour dans un quartier où les péripatéticiennes officient. En plus l’appart’ est vide. Un autre sera au-dessus d’une station service, meublé mais sans vue. Un autre en coloc dans une maison surchargée de tout y compris de clebs ! Un autre, on ne verra que l’extérieur, est de plein pied, déjà plus sympa dans un pays de soleil. Bref l’idéal serait le deux pièces, meublé, indépendant, dans la pension où nous sommes. Il présente beaucoup d’avantages, l’inconvénient est de taille, il n’est pas libre ! Il sera même occupé deux fois avant qu’on puisse l’avoir, au bout de pratiquement 6 mois ! Pour louer, il n’est pas nécessaire de fournir x feuilles de paie, caution...les procédures sont allégées. Pas de bail qui nous colle. Il faut vérifier la sécurité du quartier, s’il y a des barreaux aux fenêtres, des barbelés aux clôtures, une téléalarme éventuelle...

Avoir enfin un appart’ en juin permet de mettre fin à la galère de partir tous les matins, serviette & savon sous le bras, d’aller à la cuisine à l’autre bout du jardin, de manger à l’intérieur de la chambre en plein hiver. Une petite révolution somme toute. Avoir l’impression d’un chez soi. En plus, pour le prix, il y a la femme de ménage une fois par semaine, un luxe que je n’ai jamais connu.

 

Allez, j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

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Mercredi 26 mars 2008

C’est une reconnaissance d’une partie d’un nouveau voyage pour Club Aventure, donc je suis dans un environnement touristique à fond : 6 guides (4 chefs et 2 assistants), plus la responsable zone Afrique du TO, répartis dans deux 4X4. Il s’agit de tester la partie marche dans le Nord du pays, dans la région des Himbas, le long de la rivière Kunene. Après avoir longé la rivière jusqu’aux chutes d’Epupa, nous sommes maintenant un peu plus loin, et nous allons attaquer la partie en autonomie complète durant 2 ou 3 jours. Nous avons un guide Himba et les véhicules nous attendrons à l’arrivée dans la vallée de Hartmann. La veille nous avons préparés les sacs sous une pluie d’orage, avec force de palabres, 4 chefs ça fait beaucoup…

L’âne et l’Himba n’arrivent pas très tôt, la pauvre ânesse, enceinte est chargée plus qu’un baudet ! On s’ébranle doucement. Arrivée aux rapides, j’ai presque envie de déclarer forfait, je sens que je vais ramer…La chaleur monte, le soleil arrive, j’étouffe, la pause du midi est dure : bain, ou sieste… impossible. On repart, ça va mieux, marche jusqu’au bivouac au bord de la rivière désignée par Amatsingué, notre Himba, Casino est l’ânesse. On utilise le téléphone satellite pour signaler notre position. A peine couchés, une voiture débarque cherchant une colored (ethnie des descendants des unions mixtes noir & blanc) évadée, insolite comme situation. Le lendemain, le guide nous prévient avec force de gestes que nous serons 6 heures sans voir l’eau. Franck porte quasiment toute l’eau (7 litres), je me contente du litre symbolique. On part pour des ascensions dans les rochers, la caillasse, la chaleur et là, c’est terrible, de dernière, je deviens bonne dernière, j’arrive en haut de chaque montée essoufflée comme pas permis au bord de l’apoplexie, en plein cagna ! La température doit dépasser les 50°C, les arbres sont extrêmement rares, c’est dur, je peste, je rêve de mon bureau climatisé, je veux larguer mes pompes en rentrant. Finalement après la pause du matin, à l’ombre d’un rocher, on perd le reste du groupe, Franck suit une mauvaise piste. On finit par descendre retrouver l’eau pour remplir, on a épuisé nos réserves, j’en peux plus, l’eau versée sur la tête et qui dégouline le long du corps fait un bien fou…L’eau c’est la vie. On finit par retrouver les autres après un détour de 1H30 dans le lit d’une rivière. On avait de l’eau, des allumettes, une barre de céréales, nos matelas, un GPS, on connaissait le point de rendez-vous et c’est à peu près tout. Pas eu le temps de flipper, je ne pensais qu’à mettre un pied devant l’autre, et puis je ne pensais pas que mon chéri pouvait se tromper de route, moi et mon sens de l’orientation très aléatoire, d’accord, mais lui ? Et bien si, ça peut arriver, et je l’ai pas vu venir ! On a zappé le déj’ du midi, même pas eu faim et on finit par arriver à 17h00. Il fait chaud même la nuit…

Le lendemain, c’est encore une matinée à monter et à descendre et la fatigue de la veille se fait sentir…On a droit à un super point de vue sur la rivière et les dunes au loin. En arrivant à une plage, nous nous accordons une dernière baignade, en dépit des éventuels crocos et de toutes les règles de prudence. Il reste un dernier col, le plus dur avant d’arriver. Le coca n’est pas si salvateur que je l’aurais souhaité. Contente d’être arrivée et fière de moi, j’ai eu du mal, plus à cause de la chaleur que musculairement ! Et finalement je garde mes chaussures et toutes mes émotions…Au fait, je vous rassure, ce circuit a été testé en mars avec chaleur, rivière haute qui a imposé plus de montées et descentes. Il se réalise normalement l’hiver entre juillet et septembre…

 

Allez, j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

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Mardi 18 mars 2008

J’ai nommé le téléphone et l’Internet. Le premier a un réseau qui se développe dans tout le pays, la couverture s’agrandit en dehors des villes. Au loin sur la route quand on remarque un très grand pylône vous pouvez vous dire qu’il y a des chances que « ça capte ». En revanche c’est un monopole, avec les tarifs qui vont avec, selon les tranches horaires cela varie jusqu’à 40 % vers un fixe à l’intérieur du pays, et jusqu’à 60 % vers un mobile. Les prix vers les pays limitrophes sont environ 50 % de plus par rapport au prix national et 80 % pour le reste du monde et ne sont pas dégressifs. Ce sont des ordres de grandeurs calculés sur le seul système possible, à savoir la carte de téléphone portable, que vous pouvez obtenir quand vous êtes un consommateur lambda qui n’a pas de carte de résident permanent dans le pays. Donc en résumé, 1 minute sur un portable en Namibie coûte 2,5 N$ et 12 N$ vers l’Europe, en ce moment 1 euro vaut un peu plus de 9N$.

Ensuite, le kfé Internet, vous savez l’endroit très répandu dans le monde, où on peut rester connecté avec ses proches, bref, le meilleur rapport qualité/prix ici est l’enseigne TELECOM locale & nationale, qui offre des beaux locaux, un écran plat, mais pour le débit faudra repasser ou venir avec sa dynamo pour envoyer les mails, car c’est pas l’ADSL! Le principe est simple on achète des minutes, 20 N$ pour 1 heure. Donc 30 minutes de connexion donnent en général ceci. Il faut commencer par se connecter au site & rentrer le mot de passe requis pour la messagerie, il s’est déjà écoulé 2/3 minutes ! Ensuite le temps de réceptionner les messages, de les lire 5-6 minutes supplémentaires, on répond ensuite et donc là si tout va bien le message part rapidement, mais selon les jours cela peut être un peu plus long, voir impossible car de temps en temps le mail ne peut quitter la boîte d’envoi…Mais attention ce kfé Internet présente également l’avantage d’accepter la clé USB donc on peut gagner du tps en faisant un ALT TAB & faire un copier/ coller de la réponse au message que vous avez tapé au préalable sur votre ordi perso et mis sur une clé USB (car la première fois après un envoi de 2 mails en 30 minutes ça suffit, on veut améliore la rentabilité du truc !)…Je vous laisse imaginer la rapidité du système pour l’ouverture des pièces jointes que sont les photos ou autres documents. Quant aux recherches sur Google je ne m’y suis pas encore risquée ! Vous êtes encore là ou vous aussi vous avez essayé de casser le mulot de rage pour essayer de le faire avancer plus vite ?

 

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Mercredi 12 mars 2008

Quand on a problème avec son ordi, il peut arriver qu’on ne puisse plus accéder à quoi que ce soit, suite à un orage par exemple, ou pour une raison inconnue. Dans ce cas, si on ne connaît personne dans son entourage qui puisse nous dépanner, on se rend chez un bidouilleur local. Je dis cela car il n’a pas pignon sur rue, mais doit sa réputation grâce au bouche à oreilles. On se dirige donc dans un quartier assez éloigné de la ville, dans les faubourgs ou la banlieue, un quartier assez neuf, ceci dit, rien n’a l’air d’être ancien, donc dans un mix de résidences, où le peintre en bâtiment s’éclate avec sa palette de couleurs, mauve, jaune pâle, sienne, bleu ciel, vert, orange, que des maisons basses, avec des grillages à toutes les fenêtres, pour se protéger, c’est rassurant, non ? Bref on arrive dans le quartier en question, où les rues sont des noms de métaux, t’habites où ? Ben rue Cuivre, mais non t’as pas de tête moi j’suis rue Argent ! Le gus habite non pas dans une maison mais dans ce qui pourrait être un local de société, c’est en fait multi-usage. Dans un coin, son lit, face au lave linge, dans un autre coin, c’est le bureau, ordi, imprimante, vieux cartons, fax, tour monumentale, dans un coin de bureau ou de planche recyclée améliorée, on trouve la bouilloire, les mugs, le pot de Ricoré de 1.5 kg, les cendriers pleins, le portable dernier cri, on pourrait se croire dans un épisode des « Experts », où on viendrait voir le gars pour qu’il nous dépanne & trouve où s’est volatilisée la personne en regardant son disque dur. Bref le gus était en panne d’accès Internet donc il va nous suivre chez nous pour essayer de nous dépanner. J’oubliais les 5 ou 6 bassets qui ont une ouverture pour rentrer & sortir tranquillement de chez lui ! Il nous suit dans une vieille Mercedes années 70, défoncée de partout, mégot au bec, tongs aux pieds, sa bedaine le précède et son short trop petit laisse apparaître sa raie des fesses quand il se baisse, trop top le gars ! Mais non il s’avère compétent dans son hangar/ maison. Parfois il n’a pas réponse à tout, & s’il ne réussit pas à résoudre le problème, il ne fait rien payer, pas de déplacement, pas de main-d’œuvre. A première vue, c’est assez  insolite, ça ne rentre pas dans le dépannage FNAC ou SURCOUF, mais finalement la méthode n’est pas stupide. Seul bémol, quand il réinstalle le Pack Office (car on n’a pas les CD d’install sur place), c’est la version anglo-saxonne, donc pour les formules Excel c’est moins commode…

 

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Lundi 3 mars 2008

Salut, Alors comment ça va ? T’en es où de ton visa ? Ben je ne l’ai toujours pas. Oui on m’a dit que ça ne serait pas avant 3 semaines, car la commission ne siège pas avant 15 jours. Donc je suis en renouvellement depuis maintenant 4 mois, sachant que la date du renouvellement démarre à partir de la date d’expiration et non de la date à partir de laquelle le dit visa de travail est renouvelé, donc on passe en gros 5 mois à l’attendre, on a quelques mois de répit et rebelote…Et toi ? Oh, ben ils ont perdu mon dossier. Non ? si, ça fait 2 fois.

Enfin quand vraiment l’attente est trop longue, la date du dit renouvellement décale. En fait il n’y a pas de règles bien établies.

Dans toutes les soirées, c’est un sujet inévitable, y a toujours quelqu’un ou un ami d’ami qui est dans cette situation, ou même pire. Avec ça s’ensuit le couplet indissociable, le gouvernement ne veut pas accorder de visas de travail aux étrangers, il ne veut employer que des locaux, mais ces locaux en question ne sont pas formés ou n’ont pas les compétences requises, mais c’est pas grave in fine il faut les embaucher. Parfois des données très contradictoires circulent par exemple sur le nombre de visas accordés à d’autres nationalités pour lesquelles le gouvernement octroierait de plus grandes largesses en termes de prêt ou d’investissement…les chinois pour ne pas les nommer. Ce sont des exemples de discussion entre français mais quand on rencontre un suisse qui vient passer régulièrement quelques mois en Namibie, eh bien de quoi parle-t-on en premier lieu ? Alors devine un peu ? des histoires de visa de travail ! C’est le sujet incontournable. Tous les gens qui travaillent ici sont malheureusement dépendants de cette autorisation, de ce renouvellement, de ce sésame indispensable pour exercer leur activité. Autre incohérence, aberration de ce système, dans le centre de coopération franco-namibien, où sont proposés des cours de français aux locaux, il faut pour pouvoir y travailler avoir le fameux visa de 3 mois. Mais le centre ne se charge pas d’appuyer, ou de faire une lettre pour obtenir le dit papier, non il faut se charger de l’obtenir seul, mais on sait qu’il est plus facile pour l’obtenir d’avoir une lettre de la boite en question, en plus, le visa est en général dédié à une seule société, société qui est mentionnée explicitement sur le visa. CQFD…En résumé il est plus facile pour démarrer une société d’avoir un investissement conséquent, et d’assurer que l’on va recruter un nombre certains de namibiens de souche et de s’armer de patience face à l’administration. Si leur but est de décourager les étrangers de venir s’installer chez eux, le gouvernement y parvient en grande partie, et génère par la même occasion de nombreux casse-têtes, frustrations, voire pire. J’ai pour le moment un visa touriste de trois mois.

 

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Lundi 25 février 2008

Je laisse la fenêtre haute du fonds de la pièce un peu ouverte, les autres rideaux sont tirés à cause du soleil. Je prends mon petit sac, avec juste quelques billets dedans, ma clé USB, mon tel portable, crème à lèvres. Je traverse la cour, dit un ou deux hello, selon le nombre de personnes présentes. La piscine est à ma gauche, j’ouvre le cadenas de la grande grille, tire la lourde porte, la retire, referme le cadenas. Je pars sur la gauche, le centre de lavage de voitures est sur ma droite. Il fait soleil, j’arrive au carrefour de la cabine téléphonique, je tourne à gauche, j’envisage de traverser, je regarde d’abord à droite, puis au milieu de la route à gauche, ça y est c’est fait, je marche sur les graviers le long de la voie ferrée, on la surplombe, il y a quelques bosquets de sauge odorante, plus quelques détritus. J’arrive au feu, je prends le pont qui traverse la voie ferrée, et là nouveau carrefour, plus dangereux, en plein virage, rebelote, je regarde et me lance en courant car les voitures ne s’arrêtent jamais pour les piétons. C’est une rue qui descend sur 30m, ensuite je tourne à droite, je traverse et me retrouve sur le parking du supermarché Pick & Pay. Ce ne sont pas des numéros d’allées, mais des couleurs comme dans les maisons de retraite. J’arrive dans la galerie commerciale, sur la gauche c’est un magasin de télécoms, en face un cash & carry, puis un magasin de meubles à gauche, face à lui des magasins d’intérieurs, vaisselle, bric à brac. Ensuite sur la gauche, une échoppe de biltong, en face il y a un magasin de fripes. Un fast food se trouve sur la gauche juste avant l’entrée du supermarché, je prends l’escalator pour monter au niveau supérieur, là ce sont des magasins de fripes et opticiens (très nombreux). Je me retrouve dehors, là une femme avec une radio vend des billets de loterie. Deux trois magasins chinois, puis c’est le début des vendeurs d’artisanat local ou en provenance d’Afrique australe, style Zimbabwe, qui étalent tous les jours leurs produits. D’autres boutiques de téléphones, la chaîne de vêtements Edgar, sur la gauche, puis arrivent les météorites, avec des 2 côtés, d’autres entrées dans les galeries marchandes. La rue monte un peu. On y côtoie des noirs, des blancs, des touristes en train de marchander. Puis sur la droite, il y a l’agence de voyage Welwitschia Travel, un magasin de musique, un fast food sandwich qui fait l’angle. On passe sous un petit portique qui indique toujours une mauvaise heure, je me trouve sur Independance Avenue. Je traverse en deux temps, toujours à droite d’abord, puis à gauche ensuite et j’arrive aux télécoms nationaux qui proposent un accès à Internet convivial, d’une rapidité relative, avec des employés pratiquement jamais aimables, c’est une constante. Cela m’a pris quinze minutes pour effectuer ce trajet.

 

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Lundi 25 février 2008

En ce moment, en décembre c’est la saison des pluies, c’est l’été austral, donc quand à Paris, il fait 13°C, et que le climat est humide, ici c’est le plein été. En gros il fait soleil du matin au soir (puisque la pub c’est 300 jours de soleil par an), les journées sont longues, il fait nuit vers 19h30, alors qu’il commence à faire nuit sur les trottoirs parisiens vers 17h30, je reconnais que ça c’est bien, on est en Birkenstock toute la sainte journée, les cheveux sèchent tout seuls, bref c’est comme l’été en France, enfin quand il y a un véritable été. L’air est très sec, parfois humide quand c’est orageux, on a le gosier desséché en permanence, même la nuit. Lunettes de soleil vissées sur le nez, on déambule en regardant les bougainvillées tous plus fleuris les uns que les autres, les lauriers roses distillent leur discrète odeur, les palmiers abondent de partout, toutes sortes de cactus apparaissent aux détours des clôtures, électrifiées ou  barbelées ou les deux, cela va sans dire, je vous le rappelle ! Il fait chaud, les climatiseurs tournent à plein régime dans les supermarchés, et dans les chambres on fait fonctionner les ventilos. Parfois quand il pleut, en fin d’après-midi, suite à un orage. Mais il ne pleut pas assez ma brave dame, le climat est déréglé ! Le manque d’eau se fait cruellement sentir, la faune et la flore souffrent. On enregistre environ 4 fois moins que l’an dernier à la même période, rien ne va plus !

En ce qui me concerne, ça ne me gêne pas trop vu que je n’ai pas pris mon ciré ni mes bottes jaunes. Mais parfois il pleut, des trombes d’eau en quelques minutes, et puis plus rien, le lendemain tout redevient comme avant, les flaques d’eau sont vite absorbées. Les orages en altitude, et ben je peux vous dire que ça pète, et bien fort à plus de 1600 mètres, et même qu’un midi, ce fut le grand flip, et éclair et BAAAANG !!!!!!!!!!!!!!! Monstrueux, quasi simultané, c’est à dire que l’orage était juste au dessus de nous à 30 m environ, si si j’vous dis j’exagère à peine, le cœur a fait un bond, et rétrospectivement, je me suis dit qu’ils n’avaient sûrement pas autant de paratonnerre que chez nous ! Et que c’est un peu flippant tout ce bruit, ces éclairs, moi je suis comme le chien de la propriotte, j’irai bien me planquer, pas sous le lit comme lui mais dans la voiture... Si vous ne voulez pas de pluie du tout, il vous faudra remonter dans le nord ouest du pays, dans le Kaokoland. En revanche, vous souhaitez un peu plus de fraîcheur et une température constante toute l’année, allez plutôt faire un tour du côté de Swakopmund, au bord de la mer, mais en contrepartie le temps y est souvent couvert, on ne peut pas tout avoir, mais c’est bien aussi !

 

Allez, j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

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Dimanche 17 février 2008

La nourriture, vaste sujet pour les français, on peut y accorder plus ou moins d’importance, plutôt moins quand on est de passage car si ce n’est pas terrible on supporte car on sait que c’est temporaire, en revanche quand le temporaire se rallonge on devient plus exigeant…

A première vue, on a plusieurs options : une pizzeria, une seule mérite le détour…ça vous donne une petite idée…Ensuite il y a un restau indien, là en revanche il n’y a en a qu’un y a pas le choix, l’attente est particulièrement importante, mais nous ne sommes pas pris en traîtres c’est précisé sur le menu ! Après vient le restau tenu par un portugais où on peut manger de bons poissons, le dénominateur commun de tous ces restaus est bien sûr les quantités, à chaque fois on a des portions doubles, un restau propose quand même les steaks « lady » ! Ce n’est pas le pays idéal pour un régime, la vigilance s’impose. On a aussi le choix d’un restau plus simple centré aussi sur le poisson. Mais la nourriture est dans l’ensemble très riche et les quantités imposantes. Au bout d’une semaine on n’a plus trop envie de manger au restau. Il ne faut pas être trop critique, mais en Europe finalement nous sommes très mal habitués, à Paris OK les restaus branchouilles ça finit par lasser, mais on peut trouver facilement de la bonne qualité, du raffinement. Du quoi ? Oui du raffinement, on se rend pas compte sur le coup, mais quand on voit la différence, là on en prend conscience ! Pour finir les exemples d’endroits où l’on peut se sustenter, nous trouvons un endroit où ils servent des salades, vraies, de taille normale avec des légumes frais (avocat/papaye/lard), des jus de fruits frais exquis, le tout au milieu d’un boutique d’artisanat namibien, vraiment réalisé dans le pays, cela vaut le coup de s’y attarder, c’est le Namib Crafts Center !

Normalement, on ne doit pas faire de pub, mais un lieu mérite le détour avec le midi le meilleur rapport qualité/prix de toute la ville : c’est le Café des Arts, là où la communauté francophone a l’habitude de se retrouver, le plat du jour est varié et bon donc il mérite d’être signalé, mais pour le soir à vous de voir avec le reste. Enfin le restaurant qui mérite la palme est le japonais ! Il propose des sushi très bons, du vin au verre, très bon lui aussi, un service sans reproche, rapide, un cadre agréable, peu de tables, en somme rien à redire. Les week-end, et surtout le dimanche, la ville est déclarée fantôme, mais c’est également vrai en province en France, alors pas trop de différence sur ce point là. Bon j’exagère un peu, mais pas tant que ça !

 

Allez j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

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