Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 14:33

C’est l’escapade pour un week-end, ou quelques jours, la ville est située en bord de mer à un peu plus de 4 heures de route. On peut y aller en voiture ou en minibus. C’est une petite ville très différente de Windhoek, qui dégage une plus grande impression de sécurité, les maisons n’ont pas toutes des clôtures électrifiées et des barreaux aux fenêtres. Des restes de la colonisation allemande sont visibles, les maisons sont très colorées, il y a de nombreuses boutiques touristiques, tout est regroupé en un seul centre. Cela permet de se rafraîchir en plein été, car le climat y est plus tempéré, mais aussi plus couvert et brumeux, on peut arriver sous le soleil et ne pas le revoir pendant 3 jours. Mais si on poursuit sur Walvis Bay à une demi-heure, on peut en revanche y retrouver le soleil ; la ville y est moins agréable, mais on peut se balader sur le lagon, observer les flamants roses, les courvite et autres chevaliers à plumes, admirer les couleurs et leurs camaïeux de violets, aux alentours des marais salants. Une balade dans la réserve de Sandwich Harbour peut réserver des surprises, ensablement dans les dunes, difficultés à trouver son chemin, croiser un Topnaar à la recherche d’un melon Nawa, ou tout simplement essayer de faire chanter les dunes, passer un moment à méditer en haut d’une de ces dunes qui se jette dans la mer, écouter les vagues...

Une des grandes activités locales réside dans la pêche, car envisager de se baigner dans une eau à 16°C, refroidie par le courant de Bengela, n’est pas des plus réjouissants ! On croise beaucoup de pêcheurs le long du littoral, le 4X4 en travers de la plage, occupé à surveiller leurs lignes qu’ils jettent régulièrement dans la mer, des poissons plus ou moins gros en ressortent parfois. Ceci dit, quand on ne pêche pas soi-même, l’après-midi peut être un peu longue, car passé l’attraction de la nouveauté, le froid et le vent reprennent vite le dessus, enfin surtout l’hiver... On peut aussi s’essayer dans le plus tonique comme le Quad, le char à voile ou le golf, activités que je n’ai pas testées pour ma part. Pour les après-midi pluie, on peut aussi aller tout bonnement au ciné ! L’offre des restaurants est relativement variée, avec notamment un établissement, le Griepverien qui propose une large carte des vins au verre et de bons plats,. Pour loger, en groupes, on peut tenter les bungalows municipaux, cependant pas très sexy, sinon il y a un petit hôtel, la pension Rapmund, en bord de mer, l’accueil est charmant, avec un petit déjeuner sympa. Ce n’est pas la Rivieria, mais c’est une bonne petite escapade.

 

Allez j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 16:04

Nous sommes dans le Central Kalahari Game Reserve au Bostwana, en route vers la sortie du parc, on passe près d’un ancien village bushmen, déserté puisqu’ils ont été relogés ailleurs un peu plus loin, dans un village ou quasiment une ville construite intégralement pour eux. On s’imagine les Bushmen tels qu’on a pu les voir représentés sur les livres, selon leur mode de vie ancestral, avec un arc et des flèches dans leur carquois accroché dans le dos, en train d’avancer à pas de félin pour attaquer leur proie. Nous avons en tête des clichés, ceux qui nous ont été véhiculés par les livres, les reportages depuis un certain nombre d’années…et là c’est une ville qui ne ressemble en rien aux cases désertées, avec des rues, des croisements, des panneaux de signalisations, des châteaux d’eau, des maisons en dur, des voitures qui cohabitent avec les charrettes tirées par des ânes. C’est vrai que la vision qui s’offre à nous diffère non seulement des images auxquelles on s’attend, mais aussi de celles entr’aperçues au travers des vitres du 4X4 lors de la traversée furtive d’un autre petit village sur la route, avec des huttes, quelques clôtures, une organisation, des fleurs parfois, les animaux domestiques dans leur enclos…On ne peut s’empêcher de penser au choc des cultures en voyant les Bushmens relogés dans une ville aux allures modernes, au décalage entre leur mode de vie et le nôtre. On croise tout de même quelques voitures, dont l’une doit servir aux occidentaux d’une probable ONG et une autre dont le propriétaire, au look de rasta, pourrait très bien servir de pourvoyeur de substances illicites…Vision quelque peu surréaliste, la ville est tellement grande, que nous sommes contraints de demander notre chemin ! Selon les dernières informations, ces mêmes Bushmens qui petit à petit vont pouvoir réintégrer leur terre natale, et devraient selon les autorités continuer de chasser selon leurs anciennes méthodes avec les arcs et les flèches…

A la sortie de la ville et comme le long de beaucoup de routes, que ce soit en Namibie ou au Bostwana, les bouteilles de bière vides et autres détritus jonchent les bas-côtés. Sur les routes de graviers quand on voit des grandes traversées aux courbes arrondies, ce ne sont pas les 4X4 de touristes éméchés ou en train de suivre en vol, un milan à bec jaune ou un rapace non identifié, mais le « 4X4 » local, la charrette tirée par 1 ou plusieurs ânes !

 

Allez j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 15:17

On remballe le camp le matin, on plie la tente, les « boîtes » qui contiennent de quoi tenir un siège, bref tout ce qui nous permet de vivre en autonomie, loin des villes. Route toute la matinée, pique-nique à mi-chemin pour notre prochaine étape, puis arrivée assez tôt à destination à Peter Pan. Durant notre trajet, nous avons du classique, j’ai nommé les springboks, toujours bien représentés, des oryx, croisé quelques chacals, entendu quelques alouettes fasciées reconnaissables à leur vol et le son qu’elles émettent en même temps et autres cordon bleu grenadin (magnifique oiseau coloré) pour ne pas trop en dévoiler. Avant de monter le camp, nous entamons un repérage du coin et là « petite » frayeur… L’endroit est beaucoup plus sec que ce que nous avons connu les jours précédents, et paraît plus « désert », beaucoup d’hirondelles et de corbeaux pie, mais pas de traces de mammifères à première vue. On fait tout de même le tour du pan (pan : lac asséché et de taille variable, et où les animaux se donnent parfois rencard, ce qui a l’avantage, pour nous touristes, de pouvoir les observer à loisir s’ils rappliquent). Le temps est couvert et on découvre un clan de lions, plus précisément des lionnes et des jeunes. Ils sont couchés dans les herbes jaunes, comme dans les reportages qu’on regarde de son canap’. Et la magie opère : revirement de situation, l’endroit est finalement habité et par des félins de surcroît, un vrai clan de lions ! A priori ils sont là pour un moment, donc on décide d’installer notre « maison » et de retourner les voir plus tard. On pétrit le pain, il va lever pendant notre balade et hop c’est reparti ! A notre retour, ils sont encore là les mignons et là on assiste mazette, à la mise en place d’une chasse. Ils se préparent à partir faire les courses pour le repas du soir de la fratrie. La première lionne avance, à pas comptés, lentement mais sûrement, traverse le pan, les autres la suive, assez loin les jeunes jouent en toute innocence entre eux, sans se douter de ce qui se trame. La lionne vise un gnou solitaire de l’autre côté, ils sont 11 au total et on entend a priori 2 autres lions au loin. On observe la progression. Nous avons une position lointaine d’où l’on domine très légèrement la scène, le gnou ne peut voir la lionne avancer. Une hyène brune ! (bon ça ne vous parle peut être pas plus que ça, mais c’est assez exceptionnel, l’excitation monte dans le groupe) passe également sur le devant de la scène, c'est-à-dire devant le gnou, mais la lionne ne s’y intéresse pas. Ils défilent tous devant nos jumelles. Le soleil se couche au loin. La nuit tombe, le spectacle est toujours devant nous, le film continue de se dérouler. Finalement le gnou voit ou sent la lionne et s’en va. Fin de la préparation, fin de l’histoire... Je reste sur ma faim. On rentre, des images encore plein la tête, on imagine des scenarii. Et on espère entendre les lions rugir la nuit. Cela ne sera pas. En revanche, on verra des traces de léopard dans notre camp le lendemain matin.

 

Allez j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 16:25

Windhoek, située à plus de 1600m d’altitude, est composée d’un centre-ville et de différents quartiers relativement éloignés les uns des autres de plusieurs kilomètres offrant en général le « minimum vital » en terme d’autonomie et en terme de supermarché notamment.

Les possibilités d’hébergement varient. Il se pratique ici le système de locations de petites maisons qui sont en fait des dépendances dans des grandes maisons. Donc on vit à l’écart mais chez son propriétaire. Ces types de logements présentent l’avantage d’avoir l’impression d’avoir un petit chez soi avec un bout de terrasse ou de jardin. Mais ils restent souvent éloignés du centre-ville. Inconvénient non négligeable pour quelqu’un qui n’est pas motorisé comme moi dans cette ville étendue dépourvue de système de transports en commun. Il existe également les petits lotissements fermés qui offrent parfois une gamme de services plus étendus : piscine, laverie, bar, jardin. Sinon les appartements « classiques » sont également présents, mais dans un pays où il fait soleil toute l’année et où l’on peut vivre dehors, l’idée d’être enfermée dans un appartement où il faut prendre l’ascenseur n’est pas des plus réjouissantes.

Au vu des loyers pratiqués, la Namibie s’avère être un pays pas spécialement bon marché, c’est l’Afrique australe. La sécurité est un élément très important dans une ville où la rubrique des « chiens écrasés » est impressionnante : toutes les maisons disposent soit d’une clôture barbelée ou électrifiée, et/ou d’un système privé de surveillance (une voiture rapplique aussitôt si on a appuie sur le bouton rouge du danger) et des gros chiens de garde.

Il reste une solution à court terme : la pension, avec cuisine (pas spécialement accueillante, les éponges sont plus que fatiguées, les casseroles et poêles reviennent de la guerre de 14, les couverts sont dépareillés), frigo (avec ses disparitions partielles et inopinées de nourriture/boissons, il existe une dîme cachée !) et sanitaires à partager, lave linge payant, cabine téléphonique. Les avantages sont le prix, la situation, la sensation d’avoir un espace plus grand, une petite piscine.

Et puis on fait des rencontres avec des voyageurs qui restent plus longtemps que les autres, comme ce journaliste hollandais, ce couple d’allemands en chemin pour leur tour du monde à moto qui passent là leur convalescence d’une chute de moto soldée par une fracture…Quand on voyage longtemps on a plus de temps mais moins d’argent, on ne peut pas tout avoir…Vous avez tout ça chez "Puccini Guest House".

 

Allez j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 16:23

On s’apprête à partir en fin de matinée pour une balade. Nous sommes dans un camping situé à l’intérieur d’un parc au nord du pays, l’entrée n’est pas loin, nous sommes à 10 km de la route. Une pluie fine mais continue nous a arrosés en ce début de matinée, là les gouttes sont devenues éparses. La voiture démarre mais plus d’embrayage, rien, la pédale ne réagit pas. Heureusement nous sommes en vacances avec dans le lot un amateur de mécanique, depuis toujours, guide touristique de son état possédant sa propre structure au Zimbabwe. Il a grandit au Zaïre, avec des Land Rover qui n’ont plus de secrets pour lui. 10 minutes après le voilà déjà parti sous le moteur en train de vérifier 2-3 trucs. Il démonte ce qui ressemble à une sorte de siphon/piston où l’huile pour la pédale en question se balade, & là serait en cause un joint devenu poreux & HS somme toute. Bien sûr nous n’avons pas de joint de rechange pour ce truc, c’est comme en plomberie, un pauv’ joint foutu peut créer une inondation de folie ! Donc voilà notre Mac Gyver parti à la découverte de ce qui pourrait remplacer ce joint. Après quelques pas propices à la réflexion le terrain de chasse de ses recherches se recentre sur le moteur lui-même, & là Eureka ! Une sorte de joint qui sert à maintenir le radiateur semble avoir le diamètre requis. Ce dernier est scalpé au couteau, il rentre pile poil en force à l’endroit voulu. Reste maintenant à trouver de quoi le graisser/huiler pour qu’il puisse se balader à son aise dans le tuyau & jouer pleinement son rôle. Le basique pot de crème de la marque locale Vaseline refusant de sortir de sa planque, un tube de Labello fera l’affaire, car les autres types de crèmes sont trop « mous ».

C’est parti pour le remontage du système, suivent les différents essais, « appuie sur la pédale ! », « elle remonte ? », « oui ! », « relâche ! », « ça remonte ? », « oui ! ». Bref après plusieurs minutes encore de ce petit manège et c’est parti pour l’essai grandeur nature sur piste qui s’avère concluant. Le tout n’aura pas pris plus d’une heure au total, entre le diagnostic, le démontage et la recherche futée d’un matériau de remplacement, remontage & essai. C’est bon, elle a aussi passé la nuit sans perdre une goutte d’huile, la réparation fonctionne & nous ramènera à bon port sans encombre. C’était la panne idéale survenue dans le camp, avec à portée de clé de 10 un as de la « bush mecanic », le même cas de figure sur une piste perdue au fin fond du Kaokoland, à 5-6 de marche de tout âme qui vive, je vous laisse imaginer la suite…

 

Allez j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 19:20

Je n’ai jamais pratiqué le camping dans ma prime jeunesse. Je l’ai découvert assez tard dans des conditions idéales : en voyage dans des endroits où nous étions le plus souvent seuls au milieu de paysages qui valaient le détour comme on dit. Donc en résumé, c’est une version luxe du camping. Ce n’est pas non plus « Out of Africa », avec la grande et belle tente, Pachelbel en fond sonore et le champagne dans les flûtes, mais la vue est là, en revanche. Jusque là, je n’ai jamais eu de pluie, j’ai connu le vent, le froid, le grand froid jusqu’au gel, la chaleur, mais la pluie je ne connaissais pas.

Elle est arrivée dans le Caprivi. Quand ce sont quelques gouttes qui ne tombent pas trop fort, on peut dire que c’est gérable, on met le toit de tente, c’est bien étanche, sauf si on laisse seulement la moustiquaire au niveau de la porte, & s’il pleut très fort pendant longtemps, l’eau va avoir tendance à dégouliner. Quand on reste plusieurs jours au même endroit cela présente l’avantage de ne pas monter/démonter tous les jours la tente.

Mais si la pluie s’installe plus de 2 jours, l’odeur de chien mouillé arrive elle aussi ! Passer quelques heures pour cause de forte pluie dans cet espace assez petit & devenu sombre en raison du mauvais temps, on a vite fait le tour ! Lecture, I Pod, il ne faut pas que ça dure trop longtemps, car quand on sort, il faut bien sortir, on se mouille, logique, mais on rentre les fringues mouillées. Quand cela dure, & bien tout ce qu’on a laissé le soir dehors est humide, et là il faut dîner sous la pluie, on a les fesses au frais, car les chaises sont elles aussi trempées, le chapeau de soleil fait office de chapeau de pluie et quand le lendemain il faut tout ranger, & bien là ça commence à gonfler un tantinet c’te affaire. On se lève humide, d’humeur moyen moins, il faut tout remballer, tout est trempé, l’eau dans les verres, les assiettes, bref tout dégouline, tout est en vrac sur les tables, les chaises, la tente, les couverts, il faut malgré tout rincer un maximum, comme on peut car si en plus il y a eu un peu de vent, ça peut virer à la bouillasse ! Super, on continue de se tremper, car il pleut toujours & on range tant bien que mal. C’est une fin de camping un peu relou, du coup, on ne prend ni p’tit déj, ni douche, rien, on s’active. L’avantage du truc & il en faut bien un, c’est qu’il ne fait pas froid dans ce pays! On est sous la pluie mais il ne fait pas froid, donc c’est un moindre mal, mais j’aime pas la pluie…Mais je pourrais être au bureau aussi sous la pluie, finalement je préfère être ici même sous la pluie… Et puis le soleil revient assez vite.

 

Allez j’vous envoie un peu de pluie, c’est pour rire ! Merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /Jan /2008 18:03

J’ai toujours vécu en France donc, les fêtes de fin d’année, pour moi c’est l’ambiance de Noël avant l’heure, les vitrines des grands magasins en sortant le soir du bureau, l’avenue des Champs-Élysées illuminée, les décorations dans les rues, chez soi... Se délecter de bonnes choses, manger du chocolat de chez Debauve & Gallais, des macarons de chez Ladurée, une bouteille de champagne rosé, faire des orangettes, des petits gâteaux de Bâle... En moins drôle c’est s’y prendre au dernier moment pour les cadeaux et être dans la cohue... Avoir la goutte au nez, mettre des gants, une écharpe et des bottes, le tout dans la nuit qui tombe de bonne heure...

Cette année, j’ai fêté Noël avant l’heure, je suis partie le 20 décembre, donc le week-end précédent c’était Noël, si, si, ça dépend des régions... Donc c’était un peu comme d’habitude, enfin ma sœur trouvait que c’était pas vraiment Noël, mais bon... Arrivée à Windhoek, sous le soleil, pour moi les fêtes de fin d’année étaient passées. Voir des Père Noël en houppelande par 35°C, ça détonne un peu, idem pour les guirlandes et les boules colorées, comment dire, je n’étais plus dans l’ambiance ! J’avais tout de même mon cadeau pour Franck, emballé, et Maman m’avait donné un cadeau à déballer le jour J. Nous sommes partis en vacances dans le Caprivi, dans le Nord du pays, dans le parc du Kaudom, en short, débardeur et sandales. J’allais vivre mes premières fêtes de fin d’année au soleil et dans la chaleur...

Pour le 24 décembre, avaient été prévues, des coquilles Saint-Jacques et une bouteille de champagne local, qui ressemble plus à notre crémant. Exit le foie gras, saumon et autres ingrédients des traditionnels repas de fête ! Nous avions tout de même sur la table un petit sapin vert et rouge en perles de rocaille ! Nous avions tellement de coquilles, emportées congelées dans le frigo, que nous n’avons pas pu tout manger… nous avons fini par en jeter, mais chut... Et comme nous étions en bivouac, nous avons du nous glisser dans les tentes, vers, oh très tard... 23h00. C’était un bon dîner de bivouac chic, mais très différent, pas très ambiance « festive ». Comme quoi, les habitudes et traditions ont la vie dure...

Avant de me coucher, j’ai fait comme si j’étais en France et j’ai déballé le cadeau de Maman, puisque en famille nous offrons les cadeaux le 24. Le paquet avec le noeud s’était un peu chiffonné, mais ce n’était pas fragile. C’était un collier Agatha, à petites boules dorées, qui résiste très bien aux douches multiples... l’idéal en somme, je l’ai porté dès le lendemain. Le 25, nous avions changé d’endroit, retrouvé un couple avec 2 enfants et nous avons fêté Noël le soir tous ensemble. Chacun a posé son cadeau près d’un arbre et l’a déballé entre les tentes de camping et la table. Moment insolite et nouveau pour moi. A une station service, j’avais téléphoné le midi à ma famille, ils mangeaient sous un temps gris des huîtres et du foie gras.

Pour le 31 décembre, nous étions dans le parc de Nambwa, assez peu fréquenté, au bord de la rivière, et nous avons également concocté un repas plus sophistiqué, une viande mijotée, un crumble aux pommes, un chocolat (bonbon) et tout le monde est rentré sous les tentes vers 22h00 ! Le lendemain, les enfants avaient jeté des serpentins sur les tentes et chacun s’est vite fait souhaité bonne année et la vie a repris son cours. Pendant le game drive de l’après-midi du 1er janvier, nous avons vu un léopard qui s’enfuyait devant la voiture.

 

Allez, meilleurs voeux, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /Jan /2008 17:57

Alors il faut faire des choix, les kilos ça va vite, je veux quand même avoir certaines de mes « petites affaires » favorites, mon petit luxe, mon confort habituel, je ne suis jamais partie aussi longtemps, j’ai besoin d’avoir quelques traces de mon univers.

Donc en vrac, j’ai pris ma liste de voyage habituel et j’ai rajouté des rubriques !

4 paires de chaussures, bas d’avion

7 paires de chaussettes, 25 sous-vêtements (quelques Princesse Tam-Tam), 3 pyjamas, 3 maillots de bain, foulard, paréo

1 polaire, 1 pull, 1 gilet

4 T-shirts à manches courtes, 6 débardeurs, 1 chemise, 2 T-shirts à manches longues

2 pantalons, 3 shorts, 1 pantacourt, 5 robes

Trousse de toilette, très lourde, épilateur, mon Timbuktu de L’Artisan Parfumeur, crème de jour conditions extrêmes Elizabeth Arden (à chaque fois que je l’ouvre elle sent le voyage), crème tisane de nuit Caudalie, le sérum anti sécheresse du même nom, bijoux d’été, mes menottes Dihn Van (et des liens supplémentaires à refaire), spray pour les cheveux de chez Kérastase, crème solaire anti-tâches de chez l’Oréal pour les bras et le décolleté, quelques lentilles, lunettes solaires correctrices x 2, idem pour celles de vue, Terracota Guerlain (la mosaïque avec les paillettes), des échantillons, un peu de paillettes à la rose de chez Molinard, la crème 24 de chez eux pour les mains sèches, le fond de teint Helena Rubinstein, des savons qui sentent bon…quelques échantillons de mon fidèle Shalimar (pas emporté car un peu trop capiteux pour la chaleur escomptée là-bas)

Trousse de médicaments (pilule x 6, Hydroclorazone, Biafine, collyre, Ibuprofène, Spifen, Monuryl, Malarone, Stilnox, Lexomil, antiseptique, antibio, Motilium, Spasfon, Forlax, Immodium, Ercefuryl, vitamines)

Serviettes de toilette, trousse à couture

Thé Mariage Frères (100 g de Thé de Pâques, 100 g de Thé de Noël, 100 g de Thé des Voyageurs) + le petit panier qui tient tout seul dans la tasse (hyper pratique et trouvé chez Résonnances)

Papier d’Arménie, Photos, Sudoku, filet à linge pour laver

3 tablettes de chocolat Marcolini, bouteille de champagne

Carte Gold, air Fce Amex, CV, photocopies papiers officiels, téléphone

Ordi + surtenseur, appareil photos numérique, clé USB, IPOD, logiciel d’anglais, Encarta

Guide conversation routard anglais, 5 livres, 10 films en DVD, la série 24 heures, les Desperates Housewifes seront oubliées…2 Marie-Claire, 1 Femme Actuelle spécial jeux

Gant de golf, peinture, pastels, papier, carton à dessins, crayons, bombe à fixer le tout

Carnet de voyage (le Moleskine d’Hemingway tout neuf pour l’occasion)

Les affaires commandées par Franck (bien 2 kilos !)

Pas de sac à main, un petit sac à dos

Le tout réparti dans un gros sac de soute, plus un sac très lourd en cabine (heureusement qu’il n’aura pas été pesé), plus l’ordi…

J’ai enlevé des trucs car ça dépassait sur la balance…et j’ai emballé le tout dans du plastique comme à l’aéroport (rouleau gracieusement donné par l’équipe de déménageurs au bureau avant de partir), c’est que j’y tenais vachement au contenu de mon sac !

 

Allez je suis partie, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /Déc /2007 21:39

Je vais vous la faire courte. J’ai pris un congé sabbatique de 11 mois (demandé 6 mois auparavant) pour rejoindre mon amoureux qui travaille dans le tourisme en Namibie. Je connais un peu le pays pour y être allée en vacances. J’ai découvert des coins magnifiques et sauvages. J’étais prévenue, Windhoek, la capitale, n’est pas à inscrire au TOP 10 des plus belles capitales…mais, vu de Paris, je me disais que mon ami avait une petite propension à exagérer : manque de culture, une ville sans charme, ni cachet particulier. J’ai visité un certain nombre de capitales européennes, et vécu depuis plus de 15 ans dans, selon les magazines, la plus belle ville du monde à savoir Paris. Qu’allais je vivre ?

Je m’apprête à laisser les embouteillages, le métro et ses odeurs, les cinémas, les théâtres, la Tour Eiffel qui clignote tel un sapin de Noël quelle que soit la saison, le kiosque à journaux ouvert même le dimanche, le stress d’une grande ville, mon travail dans une banque d’affaires, mes amis, ma famille pour partir à 10 000 km, plus au sud, au soleil profiter de l’été austral et de sa vie autrement qu’en vacances de 15 jours… Grand changement en perspective, laisser ses habitudes, ses repères, ses « standards » et voir ce qui se passe ailleurs, vaste programme… Pour finir j’ai 34 ans et toutes mes dents !

Avant de partir, j’ai fait mes comptes, un budget de l’ordre de 15 000 à 20 000 euros maxi, qui provient en partie de primes mises de côté depuis plusieurs années mises en partie de côté, pour ce type de projet (genre un jour si j’ai le courage…). J’ai débloqué une partie de ma participation acquise à la banque pour solder l’emprunt sur le studio. J’ai donné une procuration sur mon compte bancaire à Maman, laissé mon studio et mes plantes à ma sœur. Mon frère va surveiller mon compte et s’occuper de mes impôts. Les 3 premiers mois ma carte Gold me servira d’assurances, je suis en prélèvements automatiques pour pratiquement tout. Je n’ai pas pu faire de procuration de vote car mi décembre les dits papiers n’étaient pas prêts, pour une élection présidentielle c’est pas cool …J’ai acheté un ordinateur portable pour l’occasion (photos, musique, films, écriture…) et aussi pour être autonome. J’ai dit au revoir à ma famille et mes amis, j’ai préparé mes affaires dans la limite des 20 kg et le % supplémentaire de tolérance autorisés et me suis envolée non pas sur Air France car en billet longue durée le tarif varie de plus de 60 % mais sur South African Airways ! Première infidélité au pays, mais quand on s’apprête à vivre de ses rentes, il convient de les ménager.

Quelques heures de vol plus tard, et un transit à Johannesburg, l’avion se pose sur le tarmac. Commence la longue attente du tampon sur le passeport, longue attente et première différence, dans ce pays il ne faut pas s’énerver quand on voit la préposée des douanes abandonner son poste pour aller nonchalamment aux toilettes en laissant une queue qui remplit le hall et revenir sans sourciller 15 minutes plus tard… Miracle, mon bagage est cette fois-ci arrivé entier : pas ouvert, pas volé, les précautions d’emballages ont porté leurs fruits.

 

Allez je suis en route, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Entre France et Namibie en 2007 je me souviens
  • Entre France et Namibie en 2007 je me souviens
  • : central kalahari game reserve dessin oiseaux kaokoland caprivi photos dunes Voyages
  • : Billets d'humeur, photos, dessins réalisés pendant mon congé sabbatique en 2007
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 27/12/2007

Images Aléatoires

  • Java_Bali--322-.jpg

Profil

  • Pagel
  • Entre France et Namibie en 2007 je me souviens
  • 08/11/1972
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus