Jeudi 18 septembre 2008

Avant mon départ en congé sabbatique, je me disais, c’est dans longtemps, je pars dans 4 mois. J’aurais 11 mois devant moi pour faire tout un tas de choses, j’avais ma petite liste. Au début du congé, il faut « se mettre dans le bain », c’est idiot à dire mais quand on travaille depuis 10 ans, on a certain nombre d’habitudes, de standards, de clichés, d’idées qui ont la vie dure. C’est ridicule, mais j’avais aussi une certaine culpabilité à ne rien faire…Puis, on se dit qu’on a le temps, de ne rien faire, de profiter du moment, le droit de changer d’avis. Au début, je voulais travailler dans une ONG, faire quelque chose « d’utile », c’était avant d’être en congé. Rapidement, j’ai changé d’avis, je voulais du temps pour moi, être égoïste, ne pas donner du temps, de l’énergie aux autres, car en fait en voulant aider les autres, c’est aussi se déculpabiliser, pour se prouver quelque chose à soi-même surtout. En fin de compte, je ne voulais pas tout de suite dans le système où il faut travailler à nouveau. J’ai eu un peu honte, mais c’est comme ça, tant pis. Des vacances, voyager, découvrir un autre mode de vie, écrire, faire des dessins, du théâtre. Et puis le temps passe, il est compté, je n’aurais pas cette possibilité, cette chance que je me suis donnée tous les ans, donc il faut en profiter un max, « rentabiliser », essayer de faire le maximum de choses. Et c’est là qu’on se rend compte que le temps passe très vite et qu’il est nécessaire de s’organiser tout de même, car sinon on risque de « perdre du temps ». Quelle notion…C’est bizarre de penser ça mais c’est vrai. Si on veut faire ce que l’on a envie de faire, tenter ce que l’on a projeté, eh bien il faut quand même se bouger. Car on a vite fait de se laisser porter par le temps, la lenteur s’installe, on prend plus le temps pour tout, chaque action, donc on en fait moins…On est moins stressé aussi. Si à Paris, le midi à la pause déjeuner, on peut cavaler à l’autre bout de la ville pour une course, le soir en sortant passer au pressing, faire les courses, préparer un dîner pour recevoir les copines le soir…Là, c’est un autre rythme. C’est agréable, cela repose. Mais après arrive la course au temps, comme le lapin d’Alice, on ne peut le rattraper, mais on veut le remplir. Essayer du moins, donc plus de dessins car après j’aurais moins le temps…Et arrive le moment terrible, merde j’ai utilisé plus de la moitié de mon congé, panique, c’est pas possible, ça passe trop vite…Là, on essaie de savourer chaque moment, de ne pas penser au lendemain, qui rapproche chaque jour davantage et de façon inéluctable de l’échéance et du retour. Les questions s’amoncellent, sans toujours les réponses. Profitons, savourons…

 

Allez j’vous envoie un peu de soleil, merci de votre immense attention et à la prochaine !

 

Par Pagel - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Commentaires

C'est quand même bien d'avoir un congé aussi même si ça passe très vite c'est clair !!!
Commentaire n°1 posté par delphine le 18/09/2008 à 21h43

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